
Vous pourriez penser que tout est dans le titre. Et j'ai
envie de dire presque... Tout le monde connait ma passion pour les films pourris, cultes, et complètement démodés. Mais jamais la has-beenitude de Dirty Dancing ne m'avait frappé à ce point. Quel
point ? Mais un point inimaginable.
Vous me direz que c'est normal quand on voit leurs coupes de cheveux. Je répondrai oui mais pas que.
Vous me direz que c'est parce que Patrick Swayze a presque l'air hétéro dans ce film. Je répondrai oui, mais pas que.
On pourrait continuer longtemps. Très longtemps. Sauf que de temps je n'en ai point. Alors venons en au fait. Parlons de la partie la plus démodée du film, tellement out qu'on se demande si les
générations futures comprendront.
Situons la scène. Nous sommes au début du film, Baby n'a pas encore connu le grand frisson du Mambo, Baby n'a pas encore été putté in the corner... bref, le début du film. Leur première soirée à la
pension Kellerman. La pauvre enfant se retrouve à faire l'assistante du magicien du coin. Un espèce de gros lourdeau qui a autant de finesse que Christine Lagarde lorsqu'elle se présente au
Parlement...
Il s'apprête à la couper en deux. Il essaie de la rassurer :
"Ne vous inquiétez pas, ce n'est qu'un mauvais moment à passer."
Et là il s'adresse à son public qui commence à s'ennuyer, et sort une petite blague destinée à détendre l'atmosphère :
"Heureusement il y a la Sécurtié Sociale".
Et c'est bien là qu'on voit que le film n'est pas sérieux, c'est là qu'on voit que le film est définitivement fini.
Parce que quand on voit le montant de mes remboursements de frais médicaux du mois de juillet... on se demande ce qu'il en reste de la SECU !!!
Libres Penseurs