Il y a un an le 12 octobre, j'étais un tracteur avec des pneus, un garde-boue, un antivol pour affronter la société.
Pas besoin de champignons pour sacrifier les éponges en arrachant le côté vert. Nous garderons en mémoire que les jeunes c'est l'insécurité ; les yeux éclatés on était une bande de jeunes.
J'avais trop honte mais bon je continuais à ramper sur les orties dans l'escalier de la cité.
Pour toujours nous regretterons quand nous marchions dans la capitale à déambuler dans la rue,
c'était marrant.
Deux sont tombés sur le pavé, chauves et déguisés en skieurs ; j'étais à moitié aveugle, le type à sorti sa 22, ce souvenir reste à jamais gravé dans nos cœur. J'étais en légitime
défense...
Tout le monde me respectait ! Parce qu'on ne vit pas comme les autres : les jeunes, ces enculés! Mais là les jeunes c'est l'insécurité aucune retenue et je ne parle pas de ce goût sucré
J'étais trop content et tu sais pourquoi ? Cette nuit on gueule, nous sommes tous au désespoir, les policiers et la télé étaient parfois un peu durs. Pour toujours nous regretteront nos petites
farces amicales sans armes sans violence et sans haine, les flics n'aiment pas qu'on soit ensembles à sauter en l'air, on marche on danse, Freud et tout le monde me respectaient. J'étais un
tracteur il y a un an le 12 octobre, on était une bonne vingtaine avec de l'herbe à volonté à danser comme des malades même si partout c'est l'insécurité Et nous ne saurons jamais pourquoi...
Libres Penseurs