Mardi 12 février 2008
Comme toute  princesse célibataire  qui se respecte, qui cogite, et qui vibre au rythme de la sensualité trépidante de la jungle urbaine, votre So Long est pleine d'idées toutes plus discutables les unes que les autres et de théories plus ou moins foireuses.



Je poursuis aujourd'hui mon exploration du désir et du plaisir masculin essayant d'apporter un peu de réconfort et de lumière à toutes ces femmes perdues et désarmées face à leur homme. Il est bien évident que je ne suis ni perdue ni désarmée... d'un autre côté, je n'ai pas d'hommes.


Parlons peu, parlons bien, parlons violence et sexe. Oui oui, on y vient. J'ai déja exprimé mon avis sur l'importance que tient la séduction dans l'épanouissement du désir. Si vous n'êtes toujours pas con-vaincus, et même si vous l'êtes, vous pouvez aller voir là ce qui a été dit en d'autres temps. C'est un fond de tiroir amélioré sur Comment faire monter la sauce, et je suis certaine que cela pourra vous être utile.

Donc ? Donc. Donc, il est temps d'essayer de savoir ce qui fait plaisir à ces messieurs (me disent trempez  la dans l'huile....). Toute sexualité épanouie implique une réelle reconnaissance du corps de l'autre car c'est bel et bien le corps qui est le vecteur de l'onde sensuelle qui vous donne des aîles. Or cette reconnaissance est souvent entravée par cette satanée pudeur qui entraîne une peur du jugement de l'autre.
"Mon dieu que va-t-elle penser de ma bedaine flasque. J'aurais pas du boire autant de bière.
- Diantre ! Il va voir la cellulite sur mes cuisses. Je n'aurais pas du  manger tous ces macarons."
Si bien que l'exploration du corps reste trop souvent superficielle, même si tout se passe en surface ; le moment est primordiale à la montée du désir mais il faut aussi rechercher une certaine complicité physique... oserai-je le dire ? une intimité ! Voilà donc le point d'achoppement.

Combien même une brouette sauvage, violente, impromptue et débridée comporte une bonne part de frissons et de plaisir (traduction : miam), je connais peu de gens susceptibles de s'en contenter. Si une femme peut parfaitement dire de temps à autres, Prends-moi comme une chienne, juste après avoir avalé son Long Island, il y a fort à parier que ce ne serai pas toujours le cas, partout, tout le temps et pour tout le monde. Un homme, mesdames, mesdemoiselles, autres, c'est tout du pareil au même, la même chose, idem,... Sa sexualité n'est donc ni mécanique ni bestiale en toute circonstance.

Si l'on continue de penser ça c'est uniquement à cause des hormones, puisque c'est la testostérone qui est à l'origine du désir, et que les hommes en sont blindés, mais comme pour nos oestrogènes, mesdames, les taux sont variables. (Paragraphe servant à l'auteur pour faire semblant de savoir réellement ce qu'elle dit).

Donc ? Donc. Donc, il convient de rappeler une vérité essentielle de la sexualité : le plaisir masculin n'est pas phallocentré (comprendre que tout ne tourne pas autour d'un seul axe). Seulement les hommes sont là encore les victimes de la fascination qu'exerce leur membre viril lorsqu'il passe de l'état placide à l'état érectile. En plus simple : un homme qui bande c'est excitant. On dit souvent que sexe de l'homme est laid, mais une verge en érection fièrement dressée, à mon avis, c'est nettement plus attrayant qu'un vagin dégoulinant.
...
Je vous laisse apprécier l'image.
...
Où l'on apprend donc que So Long ne sera jamais lesbienne.

Enfin. L'important dans tout ça c'est que la verge n'est pas la zone érogène privilégiée. Au contraire. Bon, elle est importante, qu'on se le dise. Mais en réalité, la plus grande zone érogène, c'est la peau. Vous me direz que ça laisse le champ large, et il y aura toujours quelqu'un pour me dire que quand on lui titille les ongles des pieds ça le fait fantasmer. Mais quand même, la peau c'est plein de terminaisons nerveuses propres à exciter un oenuque, alors il y a de quoi se faire plaisir.
J'avais un "amant" qui devenait fou lorsqu'on lui caressait le tour de l'oreille, un autre qui perdait bien à peine le creux des reins effleurés... Les possibilités sont donc multiples, et les moyens que l'on peut mettre en oeuvre pour amuser et faire plaisir à son partenaire le sont tout autant.

Donc ? Donc. Donc, c'est là la leçon du jour. Prendre en compte le corps dans son ensemble et ne pas se dire que sous prétexte que l'on va finir zone X rien ne sert d'explorer les zones de A à W.


J'emprunterai donc la conclusion à l'émission qui m'a inspiré cette série :
"En définitive, ce qui va faire le vrai plaisir de l'homme... c'est une bonne fellation."


Et cette semaine, je vous mets de petits exercices pratiques :

Pour les couples :
Niveau 1 : Au lieu de s'enbourber dans une routine aliénante, ne faites pas l'amour et contentez-vous de caresses.
Niveau 2 :Si vous avez déja découvert les différentes zones sensibles de votre "compagnon" amusez-vous à les chatouiller inopinément et regarder l'effet que cela procure.
Niveau 3 : Lisez la Philosophie dans le Boudoir de Donatien. C'est toujours bon pour la culture.

Pour les célibataires :
Trouvez-vous quelqu'un pour essayer le niveau 1.




So Long, bientôt sexologue ?
par So Long publié dans : Théories foireuses communauté : Wild Bloggeuz
ajouter un commentaire commentaires (25)    recommander créer un trackback
creer un site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus