Lundi 30 juin 2008

Je sais bien ce que vous allez me dire, vous allez me dire que je ne publie plus rien en ce moment, que je vous abandonne, que je ne pense plus à vous, que je laisse ce blog dépérir lentement. Certes. Vous aurez probablement raison ; mais comme toujours, je manque de temps, d'envie... Non que je n'ai pas d'inspiration, j'ai des milliards d'idées de billets, mais pour ce qui est de les écrire, c'est autre chose.
J'essaie de reprendre mon clavier à 7 doigts (oui je peine encore à utiliser les 11) pour vous faire partager une expérience unique, un truc de guedin, un truc de ouf, un truc magique... J'ai testé pour vous, Délicéo. Et croyez-moi j'ai eu du courage.
Dans le temps où j'étais encore une vraie bloggeuse régulière avec ses 5 visiteurs par jour, on m'avait proposé via Buzz Paradise de goûter la nouvelle invention de Canderel, je me suis dit oui, je me suis dit cool un truc gratuit, je me suis dit allons-y. J'ai fini par recevoir les merveilles, et je n'ai fait ni une, ni deux, j'ai goûté, d'autant plus que j'ai eu droit à la totale, les 3 parfums disponibles : menthe, citron vert et framboise.
Oui, je sais. C'est incroyable.
Mais n'allons pas trop vite, prenons notre temps et ne zappons pas les préliminaires.
Depuis maintenant 15 jours, j'ai commencé mon job d'été, mon job qu'il est bien, mon job qu'il est pas chiant mais qu'il est ennuyeux, mon job où que je ne fais rien de mes journées mais où je suis payée quand même. Je vous dresse le tableau. Imaginez une So Long, seule face à ses ordinateurs dans un grand bureau vide, cliquant, cliquant et cliquant encore (oui mon job consiste en battre le record de clics dans une journée). Passant de temps à autres sur Twitter pour annoncer à tout le monde que mon N+2 est canon, que mon N+2 est petit, que mon N+2 est re-canon, que mon N+2 est gentil, que mon N+2 et moi c'est certain on va brouetter sauvagement sur son bureau. Ou alors sur Facebook pour racheter des gens, poker des gens, écrire à des gens, créer des groupes à la con. Ou alors sur MSN pour dire à FF que j'ai envie de le violer, que je m'ennuie, que que que.... Bref. C'est passionnant, et d'ailleurs, je le sens, vous êtes littéralement passionnés.
Mais ce que je ne vous ai pas encore dit, c'est que mon bureau digne de l'Enterprise dans Star Trek, se situe juste à côté de la machine à café et de la fontaine à eau... et ça c'est drôlement bien les lendemains de fête, soit environ 4 jours sur 5. Or comme chacun sait, lorsqu'on a fait quelques excès un soir, le plus important c'est de bien s'hydrater le lendemain, non seulement ça calme les nausées et les remontées acides, mais en sus, ça permet de faire un peu redescendre le taux d'alcoolémie.
Et c'est là que Délicéo intervient. Munie de ma bouteille Bling Bling à 30€ achetée sur un coup de tête et au cours d'une sorte de Délirium Tremens où je trouvais ça drôlement classe d'avoir cette bouteille en strass Swarovski, je traverse nonchalamment les 2 mètres qui me séparent de la fontaine d'eau fraiche, j'ouvre mon stick avec les dents et remplie ma bouteille. Après ça, il faut secouer. Parce que ces petites choses bizarrement se diluent très mal dans l'eau froide. Alors je secoue, je secoue, je me prends pour Tom Cruise en plus sexy (parce que moi j'ai des seins) et même que parfois ça me donne un peu le mal de mer cette séance de shaking intensive.
Ca, c'est pour la partie marrante du test. Parce qu'après, il faut goûter.
Le premier jour, j'ai pris la framboise. J'ai porté la bouteille à mes lèvres. Et le premier jour, le goût de la framboise n'est pas venu tout de suite. Je l'ai cherché longtemps. Et finalement, je l'ai trouvé. Je me suis dit : "Ah. Tiens. Dans mes souvenirs la framboise c'était pas comme ça". J'ai bien pensé à recracher mais c'était trop tard. Vous aurez compris que le parfum framboise n'est pas bon. Pas du tout même. Mais ce n'est pas tant ça le pire. Le pire, c'est que ça ne désaltère pas, au contraire, on en boit une gorgée et on se prend pour Laurence d'Arabie perdu en plein désert. Or, on n'a que ça à boire. Alors on boit. Et on a encore soif. Et on boit encore. On regarde le papier vide qui nous annonce que c'est à base d'arômes naturels et on pense que la nature fait parfois mal les choses. En cinq minutes la bouteille est vide, et mine de rien on est bien contente de ne plus avoir à boire cette horreur.
Le deuxième jour, j'ai pris le citron vert. C'est bien le citron vert, c'est acide, c'est diurétique. Et le deuxième jour, j'ai eu l'impression d'avoir avalé une bouteille de Cif. Avec un arrière goût de déodorant. Un truc corsé. Un truc intense. On se dit que peut être qu'on n'aime pas tant que ça le citron, et que ce n'est pas si grave d'en être dégoutée à vie.
Le troisième jour, j'ai pris la menthe. La menthe c'est frais, la menthe c'est vert, c'est bien la menthe. Et le troisième jour, je n'ai même pas pu calmer mes nausées. Pour tout vous dire, j'ai eu l'impression de mâcher un chewing-gum à la chlorophylle, mais un chewing-gum qui a du être oublié sous une chaussure. Ou un de ces petits sapins pour voiture que connaissent si bien les fans de Tunning. J'ai vidé ma bouteille dans le lavabo et j'ai pris 3 cafés pour oublier.
Que dire ? Oserais-je vous conseiller la chose ? Je pense que c'est une expérience à tenter, un truc unique, un truc de dingue, un truc de ouf. Et comme je suis drôlement sympa, si quelqu'un veut faire l'essai, je me ferais un plaisir de lui envoyer un échantillon par la poste.
Ne me remerciez pas. C'est tout du naturel.
par So Long
publié dans :
Buzzzzzzz
communauté :
Wild Bloggeuz
ajouter un commentaire commentaires (9) recommander créer un trackback
ajouter un commentaire commentaires (9) recommander créer un trackback








Libres Penseurs